Comme il n'est pire faute que la colère ni meilleure ascèse que la patience, appliquons-nous, de toutes les façons possibles, à cultiver la patience.

Shantideva - La marche vers l'éveil

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Prochaines activités

Ven Oct 20 @19:30 - 20:30
MEDITATION GUIDEE
Sam Oct 21 @10:00 - 11:00
KUNDALINI YOGA
Sam Oct 21 @11:15 - 12:30
YOGA IYENGAR
Sam Oct 21 @18:00 - 19:15
MOINES DE GYUTO Conférence du Vénérable Ngawang Penpa
Sam Oct 21 @19:15 - 20:30
MOINES DE GYUTO Chants sacrés
Lun Oct 23 @19:30 - 21:00
TAI CHI
Mar Oct 24 @19:00 - 20:00
KUNDALINI YOGA
Mer Oct 25 @19:00 - 20:30
YOGA PRANAYAMA ET MEDITATION
Ven Oct 27 @19:30 - 20:30
MEDITATION GUIDEE
Sam Oct 28 @10:00 - 11:00
KUNDALINI YOGA

Conseils de S.E. Kyabjé Gosok Rinpoché donnés aux disciples en avril 2016

 

A Guéshé Sangyé et Guéshé Thubten, à mes disciples, les anciens et les nouveaux, à vous tous aujourd’hui, j’adresse mes Tashi délék les plus cordiaux.

Je n’avais pas eu l’occasion de vous souhaiter une bonne et heureuse nouvelle année. C’est pourquoi aujourd’hui je formule des vœux pour que cette nouvelle année apporte longévité, absence de maladie, succès dans les entreprises et plus spécialement le développement des pratiques du Dharma. Bonne année à tous !

Vous m’avez demandé d’intervenir au cours de cette réunion et je suis content d’avoir cette occasion de vous parler.

Nous nous réunissons pour étudier l’enseignement du Bouddha, pour pouvoir pratiquer le Dharma, C’est là une très grande opportunité. Les deux Guéshés donnent de très bons enseignements. Tout cela constitue une occasion remarquable qu’il ne faut pas gaspiller. Au cours de l’existence présente, c’est une opportunité qu’il ne faut pas laisser passer. C’est un but essentiel qui donne un sens à notre vie. C’est pourquoi il faut continuer avec persévérance et encore plus d’énergie et je vous y engage.

Que l’on se consacre avec régularité à la pratique, que l’on s’implique dans les activités de l ‘association ou qu’il s’agisse des Guéshés qui donnent des enseignements, pour tous il s’agit d’œuvrer pour le Dharma, d’accumuler des mérites. Jusqu’à présent, vous avez bien pratiqué et accompli du bon travail. Il faut continuer ainsi et faire plus encore.

Essayez de voir ce qui manque, ce qui peut être amélioré. Cherchez à développer votre propre esprit. Trouvez des moyens d’améliorer les conditions du Centre. Il est également extrêmement important que les disciples réfléchissent à la façon d’œuvrer pour la société. Agir pour la société, c’est être altruiste. Vous savez les bénéfices qu’il y a à développer un esprit tourné vers autrui et la force que procure un esprit qui cherche à aider les autres. Il est important d’agir ainsi. Pour que notre pratique de la bienveillance se développe, il faut l’intégrer dans nos activités de tous les jours, dans nos relations avec les autres.

Dans son Eloge de l’interdépendance, Djé Tsongkhapa a loué ainsi le Bouddha :

« Ayant vu le sens ultime, Il l’a parfaitement exposé »

« A l’égard de ce Guide, puissè-je toujours être empli d’une foi confiante issue de la compréhension de la nature véritable de Ses enseignements ».

En effet, se distinguant des autres guides, le Bouddha Sakyamuni cultiva avec profondeur et régularité la compassion, l’amour bienveillant et l’esprit d’éveil pendant des périodes et des périodes cosmiques. Les ayant parachevés, il réalisa l’état de Bouddha parfaitement éveillé. Ayant lui-même mis en pratique la voie correcte du développement des qualités et de l’abandon des fautes, il a réalisé en finalité l’état de Bouddha.

Ce chemin qu’il avait lui-même vu et expérimenté, il l’a exposé en prenant en compte les dispositions et les besoins des êtres. Il a enseigné ainsi la voie du Petit Véhicule, celle du Grand Véhicule et celle des Tantras. Ses enseignements infinis sont d’une ampleur et d’une profondeur considérables.

C’est lui, c’est le Bouddha Sakyamuni que nous avons pris pour maître, et nous avons l’occasion de réfléchir à ses enseignements ; nous avons l’opportunité de les mettre en pratique. Prenons conscience de ces conditions extraordinaires, de la chance que nous avons et ne la gâchons pas. Continuons à nous impliquer avec autant d’énergie dans la pratique, et ce, tout particulièrement à l’intérieur de la société.

Il est très important que notre compassion et notre bienveillance se développent dans toutes nos activités. Développons notre pratique dans notre travail. Engageons nous dans nos activités avec un esprit pur, imprégné de l’esprit d’éveil. Si l’on peut procéder de la sorte, tout ce que nous entreprendrons deviendra une pratique des Bodhisattvas. Nous ferons partie des Bodhisattvas. C’est une occasion incroyable et nous accumulerons des mérites en nombre considérable.

Alors que nous disposons de ce corps d’être humain en bonne santé, profitons en pour pratiquer. Lorsque l’on est jeune, si l’on peut s’investir avec énergie dans la pratique, au bout de trois ou quatre ans, on voit des réalisations apparaître.

Si l’on s’investit dans la pratique, si l’on est déterminé à accomplir quelque chose dans l’année qui vient, lorsqu’elle sera achevée on pourra regarder en arrière et se dire « cette année, j’ai réussi à faire cela ». C’est pourquoi, appliquez-vous à la pratique avec régularité.

De façon régulière, quelle doit être notre pratique ? On peut distinguer trois éléments principaux. Le premier, c’est la purification. Il faut penser à toutes ces fautes, ces voiles et ces souillures que nous avons accumulés depuis des temps sans commencement. Nous avons actuellement la possibilité de les purifier. Toutes les conditions sont réunies pour que nous puissions nous libérer des souillures de nos actes et de nos agitations mentales. Le second élément, c’est l’accumulation de mérites. En combinant ainsi accumulation de mérites et purification des fautes, on permet l’apparition de réalisations. C’est pourquoi ces deux pratiques sont si fondamentales.

Mais il convient de leur adjoindre une troisième pratique qui consiste à adresser des requêtes au maitre indissociable de la déité tutélaire, de faire des prières spécifiques à Djé Tsongkhapa et de s’appliquer autant qu’on le peut à la récitation de Mitséma. Cela permet de faire naitre en soi plus rapidement et plus aisément les réalisations du renoncement, de l’esprit d’éveil et de la vue excellente. Une telle pratique a une force de bénédiction particulière.

Pour comprendre l’importance de ces trois pratiques, regardons ce qui se passe dans la nature. Mettre en terre une graine n’est pas suffisant pour obtenir un fruit. Il faut également que les conditions favorables (humidité, chaleur, terre fertile) soient réunies pour que la graine se développe et donne un fruit. Or pour réunir ces conditions, il faut également déployer des efforts (préparer la terre, la rendre fertile, maintenir un certain degré d’humidité et la chaleur nécessaire). De la même façon, chaque fois que nous réfléchissons sur l’enseignement, sur le renoncement, l’esprit d’éveil et les vues excellentes, nous déposons des « graines » sur notre courant de conscience. Pour qu’elles se développent et donnent des fruits, il est important que le terrain que représente notre esprit soit « fertile », c’est-à-dire que nous nous engagions dans les pratiques de purification, d’accumulation de mérites et que nous accompagnions cela de requêtes au maître indissociable de la déité tutélaire. Grâce à la bénédiction que l’on en retirera, les réalisations apparaitront. L’efficacité de la pratique dépend de l’accumulation de mérites, de la purification des fautes et de la formulation de prières. Je vous exhorte à procéder ainsi et j’ai l’espoir que vous pratiquerez ainsi.

Comme je l’ai toujours dit, le travail pour le fonctionnement du Centre est une activité en faveur des autres. C’est une activité pour le Dharma. Elle permet à l’enseignement du Bouddha de servir la société. Elle vise à diffuser au sein de la société la bienveillance et la compassion. Si l’on peut effectivement accroitre la pratique de la bienveillance et de la compassion dans le monde, on sème des graines d’obtention de la libération et de l’éveil. On accumule ainsi des mérites incommensurables.

C’est pour cela que ce Centre a été créé. C’est afin de pouvoir pratiquer le Dharma, d’aider autrui et de donner un lieu de pratique.

C’est pourquoi ceux qui ont en charge le Centre doivent le faire avec un esprit empli d’altruisme. C’est une activité de Bodhisattva. En aidant autrui, en aidant ceux qui veulent pratiquer, en aidant les enseignants qui dispensent le Dharma, on accumule d’immenses mérites. On dépose en soi des potentialités considérables. Même si dans l’existence présente nous n’avons pas eu d’autres pratiques particulières, cela nous permettra dans le futur d’avoir de façon certaine un lien avec le Dharma. Il y a donc un bénéfice considérable pour soi-même et pour les autres.

Cela permet en outre au Centre de perdurer. C’est très important. Les deux Guéshés résident au Centre tout au long de l’année. De nouveaux disciples viennent avec à l’esprit le désir de pouvoir pratiquer. Il faut que cette aspiration puisse se réaliser. Il faut leur donner les conditions qui leur permettent d’y parvenir. Dans le futur lorsque je viendrai, s’il y a des demandes pour des prises de refuge et des requêtes pour des initiations, faites m’en part.

Nous vivons à une époque de communication aisée grâce à l’internet. On peut à distance dialoguer avec d’autres personnes, donner et recevoir des enseignements, recevoir des instructions à l’occasion de grandes célébrations.

Mais outre ces moyens de communication qui peuvent nous rapprocher, ce qui est important pour moi, c’est que vous vous sentiez responsables. Les deux Guéshés demeurent au Centre, il y a les disciples anciens, gardez tous à l’esprit les instructions données.

Si de temps à autres vous avez l’occasion d’aller au monastère du Népal ou dans celui de Séra dans le sud de l’Inde, ou bien encore dans un monastère du Tibet, ce serait bien. Vous allez souvent en vacances, vous promener. Si vous pouvez en profiter pour aller dans un endroit béni, qui permet d’accumuler des mérites, où l’on peut recevoir des instructions, les bénéfices seront très grands.

Ainsi, les dépenses suscitées par le voyage ne seront pas futiles mais liées au Dharma. Elles auront un sens. Elles auront permis de faire un pèlerinage, de voir des monastères, de rencontrer des moines. Si en outre on profite de cette occasion pour faire des offrandes, ne serait-ce que cinq euros, les mérites que l’on en retirera seront immenses. Lorsque l’on se trouve dans un tel endroit apaisé, les actes méritoires sont accomplis naturellement, spontanément.

En ce qui concerne le fonctionnement du Centre, je n’ai pas d’instructions précises. C’est Lama Guélèk qui s’en occupe et c’est votre responsabilité.

Soyez déterminés à rendre l’activité du Centre durable et ferme. C’est très important.

Je vous remercie tous. J’espère et je fais des prières pour que nous rencontrions à nouveau très vite dans le futur.