Mille victoires sur mille ennemis ne valent pas une seule victoire sur soi-même.
Le Bouddha

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MEDITATION SUR LES ETATS D'ESPRIT (à confirmer)

Conseils de S.E. Kyabjé Gosok Rinpoche aux disciples

Aujourd’hui, alors que je me trouve au Népal, j’ai rencontré Michèle Lechevalier.

Tous les membres de l’Association Detchène Eusel Ling s’appliquent avec beaucoup de zèle à la pratique des enseignements et au bon fonctionnement du Centre. Les deux professeurs enseignent le Dharma et donnent également des cours. Tout cela est très bien et me réjouit profondément. Je vous en remercie.

Vous avez depuis plusieurs années auprès de vous deux Géshés qui sont comme mes représentants. Vous avez ainsi la possibilité d’écouter régulièrement des enseignements. En outre, dans le passé, j’ai donné de nombreux enseignements en France. Vous avez donc pu écouter de très nombreux enseignements.

Pour les personnes nouvelles, les deux Géshés continuent la transmission de mes enseignements en dispensant leurs instructions.

Il y a donc de nombreuses explications et instructions qui ont été dispensées et qui sont actuellement dispensées. Mais, ce qui est primordial, c’est de mettre en pratique ce que l’on sait. Même s’il ne s’agit que d’une seule phrase, le sens de cette dernière doit être intégré dans la pratique.

Ecouter et réfléchir sur le Dharma n’est pas similaire aux études que l’on peut faire dans un cadre mondain où l’on s’appuie sur des livres pour développer des connaissances et acquérir un plus grand savoir. Etudier le Dharma, ce n’est pas comme lire des livres d’histoires. Si nous étudions et pratiquons le Dharma, c’est afin de maîtriser les émotions perturbatrices de notre esprit. Par la pratique, nous cherchons à contrôler ces agitations, à éliminer ces perturbations de notre courant de conscience.

Notre étude doit aider à cette maîtrise. Pour qu’elle soit bénéfique, il faut qu’elle soit faite dans ce but. Le sens de ce que l’on a entendu doit tout de suite être appliqué autant qu’on le peut dans tous les actes de la vie quotidienne afin de travailler à cette maîtrise. 

Pourquoi est-il nécessaire de procéder ainsi ? Nous ne voulons pas souffrir et nous aspirons au bonheur. Nous pratiquons le Dharma non pas uniquement dans le but d’éliminer les douleurs ponctuelles mais afin d’éradiquer la souffrance de façon définitive et de réaliser un bonheur stable et durable. Or ce sont les agitations mentales développées sur notre courant de conscience qui sont les causes de toutes les souffrances que nous expérimentons dans le cycle des existences. Lorsque l’on comprend cela, la nécessité de maîtriser son propre esprit devient évidente et c’est pour cela que l’on pratique le Dharma. Si la pratique est accomplie dans ce but, elle est bonne.


L’écoute doit être suivie de la mise en pratique. Cela consiste tous les jours en la récitation de la prise de refuge, de la génération de l’Esprit d’Eveil (Bodhicitta), du Guru Yoga, de la purification des fautes et de l’accumulation de mérites. L’intérêt principal de ces pratiques est d’apporter des bénédictions qui contribueront à l’éradication de nos agitations mentales. Par ailleurs, par la visualisation de nectar coulant en nous, on purifie les négativités et grâce à l’offrande de la prière en sept branches on accumule des mérites.

Il ne s’agit pas simplement de réciter des mots mais de bien réfléchir à leur signification. Faire correctement les visualisations des Buddhas des dix directions et de leurs Fils, les Bodhisattvas, et tout en développant une foi confiante, faire des requêtes avec sincérité est extrêmement important.

En parallèle, il est important de penser à l’ensemble des êtres, nos mères, qui, semblables au gemme précieux qui exauce tous les souhaits, sont la cause d’obtention de tous nos bonheurs. On développera à leur égard compassion et amour bienveillant.

Ainsi, on s’appliquera à la pratique avec l’aspiration d’éliminer ses propres fautes et voiles ainsi que ceux de tous les êtres et d’accumuler des mérites pour soi-même et l’ensemble des êtres.

Comment faire que cette pratique soit bonne ? Des enseignements sont régulièrement donnés sur la Voie Progressive (Lamrim) et vous connaissez tous la voie commune avec les pratiquants de motivation inférieure, la voie commune avec les pratiquants de motivation intermédiaire et la voie des pratiquants de motivation supérieure. Quelle est l’essence de la Voie commune avec les pratiquants de motivation inférieure ? C’est la réflexion sur l’impermanence. C’est un point fondamental auquel il faut tout d’abord s’appliquer. C’est en effet cela qui nous poussera vers une bonne pratique.

Il est bon également de bien réfléchir au fait qu’on ne peut avoir aucune certitude sur le moment où la mort se manifestera et de s’appliquer régulièrement à cette réflexion.

Ce qui est bénéfique au moment de la mort, mais également pour la vie présente et pour les existences futures, c’est la pratique du Dharma, ce sont les réalisations du Dharma. Penser à cela est important et c’est la réflexion sur l’impermanence qui nous y conduira. C’est pourquoi cette réflexion joue un rôle primordial lorsque l’on débute dans la pratique. Son importance est également très grande par la suite, tout au long de la pratique, car c’est elle  qui permet d’éliminer la distraction causée par les pensées discursives et de revitaliser notre zèle et notre détermination. C’est également grâce à elle que la pratique est finalisée, parachevée. Il est donc primordial de ne jamais perdre de vue l’impermanence. C’est l’instruction fondamentale de la voie commune avec les pratiquants de motivation inférieure. C’est comme la porte d’accès à la pratique. Il est important de commencer par le début.

Pourquoi penser ainsi à la mort et à l’impermanence ? Le corps humain dont nous disposons aujourd’hui est différent des autres supports que l’on peut avoir. Il nous permet de réaliser de grandes choses mais il est difficile à obtenir. Il est important de prendre conscience de la valeur de ce support permettant de pratiquer le Dharma et de se remémorer  régulièrement en parallèle l’impermanence. C’est ainsi que l’on pourra mener à terme la pratique.

Sur cette base, que doit-on ajouter ? L’Esprit d’Eveil. En outre, lors de pratiques tantriques telles que la génération en soi de la déité, parachever la pratique par la focalisation sur la vue de la vacuité est primordial.

Lors des cessions de récitation, on procède essentiellement à l’entraînement et à la purification de l’esprit. Après ces sessions, il est très important que cela ait une influence sur l’état d’esprit avec lequel on entreprend ensuite les activités de la vie quotidienne quelles qu’elles soient. En d’autres mots, le travail sur l’esprit doit se faire 24h sur 24h. Si l’on maintient ainsi un esprit imprégné par le Dharma, cette vie humaine prendra alors tout son sens. Si, pendant une seule journée, on ne parvient pas à faire en sorte que notre esprit ne soit jamais séparé du Dharma, comment pourrait-on maintenir un esprit imprégné par le Dharma pendant deux jours, un mois, une année, etc. Il importe donc de s’appliquer tout d’abord à faire en sorte qu’au cours d’une journée, tout au long de nos activités, l’esprit ne soit jamais séparé du Dharma. Lorsque l’on sera capable de maintenir ainsi pendant 24h son esprit imprégné par le Dharma, on pourra ensuite élargir peu à peu et donner ainsi un sens à cette vie. C’est là une pratique importante.


Lorsque l’on médite sur la mort et l’impermanence, il ne s’agit pas de méditer sur quelque chose qui afflige l’esprit. Il s’agit de comprendre un phénomène naturel, le mode de fonctionnement de la vie. Si nous ne procédons pas à cette analyse, il n’y a plus de différence entre nous et les animaux qui eux n’ont pas de contact avec le Dharma. Il faut prendre conscience de la nature changeante de la vie, du fait qu’elle n’a aucune stabilité, aucune permanence, et du fait que dès qu’il y a naissance, il y a forcément mort. Tous les phénomènes sont impermanents et la vie humaine elle aussi est impermanente.

C’est capital de prendre conscience de la nature de notre vie et de s’appliquer ensuite à donner un sens à cette vie. Une tasse se casse. C’est par nature un objet cassable, qui est impermanent , qui a pour nature d’être destiné à être détruit. De la même façon un objet ancien est fragilisé. Une feuille de papier se déchire. Il n’y a pas de tristesse à avoir en observant cela. C’est simplement un phénomène naturel puisque ces objets ont une nature impermanente. Il ne convient pas d’en être affligé et que cela crée des difficultés. « Cela fait partie de la nature des choses » devrait-on se dire. Il en va de même lorsque l’on considère notre vie. La naissance implique la mort, la réunion implique la séparation. Si l’on comprend cela, on comprend que la mort est un phénomène naturel. Cela permet de ne pas expérimenter de grandes souffrances au moment de la mort. Pour une grande partie, ces souffrances viennent de la nécessité de se séparer des êtres chers, amis, parents, que l’on avait dans la vie présente. Si l’on s’est préparé avant ce moment en réfléchissant au fait que toute réunion implique forcément une séparation, ces souffrances seront bien moins grandes. Mais si l’on n’est aucunement préparé et que brutalement on se retrouve confronté à la séparation, la douleur est particulièrement violente.

Par ailleurs, pour une personne qui s’est appliquée avec soin à la pratique, il est certain qu’elle ne connaîtra pas une mauvaise renaissance dans la vie suivante. Elle reprendra naissance dans une Terre pure telles que Tusita (Ganden), Sukhavati, Akanistha (Takpa Katcheu), etc. Mais, pour pouvoir jouir de telles renaissances, il faut se préparer dès maintenant. Cela passe notamment par une méditation sur ces Terre pures. Si l’on pratique ainsi correctement, à notre mort, nous serons assurés de reprendre naissance dans de telles Terres. Il n’y aura donc pas de soucis. Ayant compris que le fait de se séparer de nos proches et de nos richesses matérielles fait partie de la mort et que cela est naturel, cela ne devrait pas susciter de problème d’autant que l’on sera assuré que, grâce à notre pratique, on ne reprendra pas naissance dans des voies d’existences infortunées. Sachant que c’est une renaissance dans les Terres pures qui l’attend après la mort, celui qui a pratiqué correctement affrontera la mort avec joie.

La personne censée réfléchit avant. L’idiot a plein de regrets après.

Il est de notre intérêt de réfléchir à la mort et de s’y préparer. C’est pourquoi la méditation sur l’impermanence revêt une telle importance. Cette méditation n’a pas pour but de nous plonger dans l’affliction. Il s’agit de réfléchir sur ce phénomène naturel qu’est l’impermanence.

Ce sont là différents points qu’il est nécessaire de comprendre.

Vous vous réunissez régulièrement pour faire des pratiques en commun. Des cours et des enseignements sont dispensés. Il est important de participer aussi souvent qu’on le peut à ces différentes activités. Saisir ces opportunités, ne pas laisser passer ces occasions, est très important. Les vertus ainsi accumulées nous accompagneront dans les vies prochaines. Faites de votre mieux pour agir ainsi.

Jusqu’à présent vous avez fait preuve de constance et de diligence. Continuez à faire des efforts.

Si mon emploi du temps le permet, j’espère très sincèrement pouvoir venir en France l’année prochaine et j’espère également pouvoir tous vous rencontrer.

Je vous remercie.